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A travers sa création musicale, Dévayani transporte ses auditeurs dans un univers lumineux et vivant, à la source de l’inspiration. Harmonie et fluidité, profondeur et légèreté, force et tendresse. Il en ressort une sensation de bien-être et de liberté.

Sa capacité à improviser et à traduire l’énergie d’un lieu, d’une personne, d’un événement en une musique guérissante et vivifiante bouleverse et régénère.

Lors de ses récitals, Dévayani interprète ses œuvres et improvise.

Au cours de séances privées en petit groupe, elle crée et enregistre une musique pour chaque participant.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu jouer du piano.
J’ai commencé à l’âge de 5 ans avec un professeur qui venait à la maison.

Je suis tombée en amour avec la musique comme si c’était inné parce que ça soulageait quelque chose en moi.
Cela m’apportait une paix et une liberté dont j’avais besoin.
J’étais très sensible. Poser des notes sur mes émotions, c’était les comprendre, les apaiser, les élever.

J’ai continué mon apprentissage du piano avec différents professeurs, dans une approche classique.
Je suis rentrée au conservatoire, mais je n’ai pas pu continuer.

Jouer de la musique était si intime pour moi que je ne pouvais pas supporter que cela puisse être jugé et noté.
Je devais jouer pour moi, pour raconter tous mes secrets.

Et puis chez moi en cachette, je m’amusais à imaginer différents scénarios en créant la musique de mes propres films. Des scènes d’animaux, de nature, des paysages, des sentiments, des émotions…

C’était un jeu, mais il était ma respiration, ce qui me permettait d’exister.
Au piano, je me sentais à ma place.

C’est lorsque ma grand-mère a quitté ce monde que j’ai commencé à véritablement composer.
Parce qu’elle était une de mes premières fans, et qu’en jouant, j’aimais imaginer qu’elle était juste derrière moi, prête à m’applaudir et que nous ririons ensemble pour toujours. Alors lorsque tous mes morceaux d’étude étaient épuisés, j’ai dû en inventer d’autres.

Mon jeu d’enfant est devenu une nécessité parce que j’avais besoin de continuer à dialoguer avec ma grand-mère.
Elle était devenue un ange, alors je devais apprendre à parler aux anges.

J’ai cherché, écouté, joué encore et encore,
ressenti avec des notes,
posé des notes parce qu’il n’y avait pas de mots.

Pour ressentir encore, percevoir enfin, toucher, communiquer.

Prier. Communier.

J’avais besoin d’inventer aussi parce que ça devait être à la mesure exacte de ces sentiments et à la mesure exacte de l’Instant.

Tous les moments forts de ma vie, j’ai dû les jouer.

Des moments forts quand on est sensible, il y en a beaucoup.
Être sensible, c’est un problème. Jusqu’au jour où on se rend compte que c’est notre précieuse particularité,

et que rien n’aurait pu aussi bien nous guider pour nous découvrir nous-même
…et bien plus.

C’est cette sensibilité qui m’a appris à communiquer de cette façon-là:
A exprimer l’indicible.
A dialoguer avec l’invisible.

Je me sens chanceuse aujourd’hui.

La vie m’a amené à partager ma recherche par des concerts et par des improvisations personnalisées,
où j’improvise pour une personne, un lieu, un évènement… de la même façon que j’ai appris à le faire pour moi-même.

L’expérience de recevoir la confiance des personnes pour créer ensemble des ponts entre les mondes est pour moi un immense privilège.

C’est à chaque fois un cadeau précieux qui m’émeut et nourrit mon coeur.

Lorsque les personnes me disent qu’elles se sentent comprises, apaisées, libérées, ma vie prend un nouveau sens.
… Le jour où vous comprenez que votre démarche personnelle a du sens pour beaucoup d’autres, vous vous rendez compte que vous n’êtes pas un être isolé.

Que vous n’êtes plus seul, que vous ne l’avez jamais été et que vous ne le serez jamais plus.

Vous réalisez que vous faites partie du tout. Vous réalisez que lorsque vous prenez votre place, humblement,
vous ne servez pas seulement votre cause, vous servez l’humanité.

Vous servez l’Univers.